Après près de neuf mois de gestation, caroline mis au monde un petit garçon, deuxième d'une fratrie de trois petits mecs. Le premier était né deux an avant lui, nommé Jules il partirait bientôt faire des études d'ingénieur en informatique après un bac scientifique reçu avec mention assez bien. Lui nommé David passerait sans encombre un bac technologique hôtelier sans encombre, sans réelle motivation, son éducation où l'école passée avant le reste lui permettait de retenir l'essentiel d'un cours en écoutant parler les professeurs durant leurs cours. Et le dernier nommé Pascal plutôt doué pour savoir ne rien foutre parce que finalement, c'est un peu ça le but dans la vie, il passait un bac économique et social en ayant encore un doute sur son orientation pompier ou infirmier.
David était né dans un foyer à priori banal quoique légèrement aisé, en tout cas au début. Dès la naissance il s'est démarqué des autres car monsieur, ne se refusant rien, il se fit mettre au monde par sa mère (sans blague) aidé de Christiane, qui deviendra sa marraine (sage-femme) et de son père, Hector qui joua un rôle un petit peu plus important que dans un accouchement disons normal. En effet, l'évènement se passant on ne peut mieux, la sage-femme décida de ne se faire aider d'aucun membre du personnel soignant mais uniquement du père, qui eu donc la joie de voir sa tête avant même la mère... Laquelle était, soit dit en passant une secrétaire tout ce qui a de plus banale elle aussi du moins encore une fois au début, son époux, le père (re sans blague) était encore un jeune professeur agrégé en art appliqué, en gros un artiste mais qui enseigne à des étudiants à devenir architectes, paysagistes, dessinateurs de bandes dessinées ou de films d'animation et qui donc gagnait déjà sa vie lorsqu'il était étudiant, puisqu'il pouvait enseigné en collège et lycée pendant qu'il passait ses concours...
Ce qui permit à notre petite famille de pouvoir s'offrir rapidement un grand terrain avec une petite maison qui, soit dit en passant encore, était l'ancienne maison du garde barrière qui était désaffectée depuis deux ans date de la fermeture de la gare. Enseignant l'architecture et de père provenant de la campagne donc peu cultivé mais très manuel, il était donc totalement apte à remettre complètement a neuf la maisonnette, l'agrandir (quatre années après l'achat, elle avait déjà au moins triplée de volume) et l'aménager du début à la fin sans maçons, électriciens, ou charpentier. Il la construit seul avec son père pendant que caroline était en ceinte du deuxième enfant. Donc il réalisa pas mal d'économie. On retrouve la petite famille deux années plus tard à la naissance du troisième garçon, le père passa du premier échelon de prof agrégé au quatrième grâce à une loi passé sous le gouvernement de Lionel Jospin, alors premier ministre. Le père ramenait alors suffisamment d'argent pour permettre à madame de prendre trois années de congés parentaux. Ce qui fut peut-être une erreur car le dernier s'attacher beaucoup plus à la mère qu'au père au point de ne pas vouloir mangé lorsque c'était Hector qui lui tendait la cuiller, comportement qui révoltait son père qui dû, comme dise les anciens, « serrer le vis ». Ce qui marcha plus ou moins bien, mais nous y reviendront...
Alors que monsieur partait travailler, madame restait donc à la maison mais fini tout de même par s'ennuyer (en même temps trois années à la maison, on la comprend). Elle obtint donc un travail en tant que secrétaire du doyen de la faculté de pharmacie de Lille, ce qui offrait de nombreux avantage, d'abord ce deuxième salaire permettait au couple de se payer une femme de ménage, ensuite cela offrait à Caroline le loisirs de ramener toutes sorte s de fourniture de son travail, ainsi au fil des années elle récupéra une imprimante A3, soit dit en passant faussement défectueuse, tout les papiers, crayons, stylos, cahier, classeurs enfin tout pour les enfants à l'école et les impressions des sujets d'art du mari et enfin dernier avantage cela permit au deux plus grand alors âgés de cinq et sept ans d'être moins couvés (enfin, ils ont pu respirer un minimum). Jules fut surveiller encore par sa mère pour faire ses devoirs, elle voulait seulement que ses enfants réussissent, ce qui lui valu de pouvoir sauter le CE1 ce que la mère refusa. David, jaloux de voir son frère pouvoir s'occuper seul par la lecture, exigea de sa mère qu'elle lui apprenne à lire, il n'était alors qu'en dernière année de maternelle, il eu alors à présenter ses camarades durant le spectacle de l'école...
Là on fait une pause parce qu'il faut que je vous raconte, la fête de l'école se passait dans la salle des fête du village, situé à une vingtaine de kilomètre de Lille, David était donc fier de pouvoir montrer à ses parents et à tous les parents rassemblés pour voir leurs enfants qu'il savait lire sans écorché de mot (enfin ça c'est ce qu'il croyait parce que il y avait surement des choses à redire...). Il avait sa grande feuille pleine de mot, composant des phrases qui voulaient qu'il annonce chacun de ses camarades pour les poèmes ou histoires qu'ils devaient présenter à leurs parents. Mais, parce qu'il y a toujours un mais –même à cinq ans-, l'assistance se faisait trop bruyante alors le jeune garçon jeta un regard implorant à sa maitresse, cachée derrière le rideau, qui lui dit doucement « silence s'il vous plait ». Prenant son courage dans ses deux petites mains, il empoigna fermement le micro et parlant le plus fort qu'il pouvait, dit :
_ SILENCE S'IL VOUS PLAIT !!
Inutile de vous dire que tous les parents et même les maitresses, surpris au possible par le ton utilisé par David éclatèrent de rire pendant quelques minutes avant d'écouter « l'ordre » du garçon. Fier d'avoir su imposer le silence à tous, il commença sa lecture et introduit chacun de ses camarades de jeu selon la mise en scène organisé par sa maitresse. Inutile aussi de vous dire que pendant des années, la vidéo prise par le père le poursuivait dans chacune des réunions de famille...
Bon, voilà maintenant que c'est fait, on peu reprendre. David sachant lire, écrire et compter, la directrice de l'école décida donc de le faire passé directement en CE1, surement pour ça qu'il écrit encore aujourd'hui comme un porc... Caroline n'osa refusa une deuxième fois qu'on fasse sauter une classe à l'un de ses enfants, David passa donc en CE1 ou il était donc avec des enfants qu'il trouvait trop vieux pour lui et donc continua à se plonger, surveiller de sa mère, dans la découverte de la langue française, le calcul mental et l'histoire de son pays, qui l'intéressa plusieurs années. Cette année de CE1, il eu une maitresse qui venait d'obtenir son concours jeune, fraiche, jolie qui ne dura qu'un an dans cette école et dont il était peut-être un petit peu secrètement amoureux... cette jeune maitresse croyait beaucoup en lui et proposa même à la mère de lui faire passer un concours d'entrée dans une école de surdoué mais, à l'époque, la plus proche était à Lyon et le père ne pouvant quitté son poste à Roubaix, ils refusèrent . Quant au dernier, il se faisait remarquer plus par ses copains que par ses professeurs. Pour preuve, alors qu'il venait de défaire un puzzle, il annonça à sa maitresses qui lui demandait de le refaire « ben non mon grand frère viendra le faire pour moi ». L'année d'après, Jules, lui aussi mordu par l'école, eu la même maitresse que l'année précédente qui convoqua sa mère des la fin de la première semaine pour lui dire que son fils avancer beaucoup plus vite que les autres et qu'il en profitait donc pour amuser la galerie et proposa donc à la mère de le faire travailler plus vite de sorte qu'au premier trimestre il finissait le programme de CM1 et qu'il rejoigne les CM2 dès le deuxième trimestre. Vous n'imaginez pas alors la fierté de la mère lorsqu'elle vit que son fils s'adapter beaucoup mieux à ce nouveau rythme qu'au précédant et qu'il s'épanouissait d'autant plus à l'école qu'à la maison.
Là, apparu un premier changement dans la vie du petit David qui, depuis lors n'était plus le centre des cajoleries de la famille. Qu'à cela ne tienne, puisqu'il n'était plus seul à pouvoir se faire remarquer par son avance à l'école, il se fit remarquer chez lui en effectuant nombre de taches ménagères pour attirer l'attention sur sa bonne éducation. De plus, il se retrouva rapidement seul à l'école primaire, son grand frère partant au collège, le petit encore à l'école maternelle. Le temps passa et il ne s'intégrait toujours pas aux élèves de sa classe, l'écart s'accentuant parfois par des redoublements, il semblait petit, chétif et donc était parfois cible de railleries qui lui passer déjà par-dessus la tête. Il commençait à l'époque le solfège avec pour but de jouer du hautbois passionné par le son sorti, surtout entendu dans Pierre et le loup mais, prenant ça en dilettante et étant encore jeune, l'harmonie le fit redoubler la deuxième année de solfège. Cette fois, il s'y mit vraiment et passa les examens avec réussite mais, parce qu'il y a encore un mais, aucun hautbois n'était disponible à l'harmonie et il n'avait pas le budget pour s'en acheter un donc l'harmonie lui proposa le saxophone, il accepta et en fin de première année il avait un bon niveau. L'année d'après, son professeur partant à Paname faire des études, il eu le même professeur que pour le solfège mais ne s'entendant pas avec lui il ne progressait plus voire régressait et pour sa troisième et dernière année avant de partir au lycée et de devoir arrêter, il eu le directeur de l'harmonie comme professeur et commença à récupérer son niveau...
David entra ensuite au collège, sa mère suivait toujours autant les études des deux premiers mais la lassitude l'atteint pour le troisième qui ne profita donc pas des atouts intellectuels de ses frères, car pour moi c'est durant la très jeune enfance qu'on façonne notre capacité de mémorisation et de réflexion. La sixième c'était bien, les journées semblaient moins longues vu qu'on changer de salle toutes les heures, les nouvelles matières anglais, éducation civique lui plaisait bien et les choses qu'il apprenait à faire en français le passionnait, surtout lorsqu'il avait une rédaction, alors la c'était la seule chose qu'il commençait seul, laissant libre court à son imagination, même si au final, sa mère passait toujours derrière pour les fautes et son père regarder souvent les devoirs d'écritures, seule chose qu'il regardait d'ailleurs à propos de l'éducation des enfants ... Cependant, l'écart entre ses camarades et lui se marquait de plus en plus, il avait peu d'amis et était parfois chamboulé un peu trop violemment par ses camarades redoublants. Ce qu'il laissait faire parce que, eux, ils ont redoublés donc c'est qu'ils pensent plus avec leurs bras qu'avec leurs têtes et sa vengeance, il l'aurait dans vingt ans quand il serait riche grâce à un travail faisant surtout travailler son cerveau parce que les bras, ça rapporte beaucoup moins nananère nanèreuh (un petit clin d'½il au seul qui peut comprendre).Jusqu'au jour où, poussé vraiment à bout, il fit ce que tout autre élève aurait fait bien avant mais ce qui lui semblait néanmoins vachement brave (oui, il utilisait déjà ce genre de mot à l'époque) : il se battit. Pour remettre dans le contexte, il était coincé, assis sur un banc, avec un redoublant lourdement assis sur lui et un autre élève, avec qui il se chamaillait pour rire très souvent, qui en profitait pour lui mettre ce qu'on appelle encore des « cartons rouges ». La scène dura plusieurs minutes avant qu'il réussisse à se sortir de ce mauvais pas en se tordant comme une anguille, une fois libre, l'adrénaline l'envahissant, il se jeta sur son copain genoux en avant qui atterrit comme prévu dans le ventre du garçon, qui se tordit de douleur, jugeant que ça ne suffisait pas, il ferma son poing et lui envoya sur la tempe. Les lunettes du garçon s'écrasèrent par terre, la branche cassée d'un côté le reste de l'autre. Alors il poursuivi le deuxième « tortionnaire » (un peu exagéré ? pas pour lui à l'époque en tout cas) qui partait en courant. Quand il le rattrapa enfin, c'est pour voir la CPE le saisir par le col et l'enfermer dans son bureau une éternité (le temps passe moins vite quand on se fait engueuler que le reste du temps, surtout à dix ans), elle lui expliqua (lui hurla en fait mais bon) que ses parents allaient devoir rembourser la réparation de la paire de lunettes et qu'il était menacé d'exclusion temporaire et de conseil de discipline. Quand elle reprit son souffle (quinze bonnes minutes plus tard), il demanda à avoir sa mère au téléphone et lui expliqua toute l'histoire, quelques minutes plus tard, sa mère était en train de passer un savon bien gras, hypoallergénique et tout à cette chère CPE qui , soit dit en passant, retira aussi vite qu'elle avait prononcé ses menaces d'exclusion et de conseil de discipline... Mais c'était tout de même la première et dernière fois qu'il se battait, se faire traiter de tous les noms alors qu'on est dans son bon droit, très peu pour lui.
Il avait plus de seize de moyenne, révisant avec sa mère, aidé par son frère pour les devoirs maisons, tout ce passait donc très bien pour lui. Pour les grandes vacances, il partit comme toujours chez ses grand- parents maternels, professeurs à la retraite, qui possédait une maison citadine à N½ux-les-Mines et une très grande maison de chaume avec un jardin plus grand qu'un terrain de football dans la somme. Il y avait donc beaucoup de travaux d'entretien surtout à l'extérieur mais, tant qu'il était dans les pattes de sa grand-mère, il faisait le travail sans broncher, prenant même du plaisir à faire plaisir. Et surtout, son grand père profondément capitaliste rémunérait chacune de ses heures de travail par un euro, qui venait de devenir la monnaie nationale et européenne. Il revenait donc de ses vacances avec des dizaines de livre dont la plupart de la collection cascade policier. Arrivé en cinquième, il refusa que sa mère continue à surveiller ses devoirs, de moins en moins absorber par le collège, il refusait d'être la bête de concours qu'il était, dresser pour être le premier. Cela contrarier sa mère qui voyait en se refus le risque que son fils soit comme beaucoup de surdoués, en échec scolaire mais elle laissa lui laissa un trimestre pour voir ce qu'il valait seul. Alors libre il passait beaucoup plus de temps à jouer au ping-pong avec son père qu'à travailler, il n'en avait pas besoin, il réviser c'est chiant et puis la plus part du cours, il l'avait déjà dans la tête. Il baissa donc d'un point et demi de moyenne pour arrivé à quatorze, note qu'il garda jusqu'au brevet des collèges, il ne lui manquait que treize points avant les épreuves et il eu trente-deux en math, trente-trois en histoire géographie et à son grand regret dix-huit en français. Mais le collège c'était aussi en avril de troisième ses premières sorties entre potes pour aller au foot officiellement alors que c'était surtout pour boire et fumer, à l'époque des cigarettes car même si l'année d'avant il avait gouter le pétard avec son frère il n'avait pas le budget ni les potes pour ça, car fumer seul c'est tabou on en viendra tous a bout...
La troisième c'était aussi l'année de sa première petite amie, la première à qui il n'a pas dit non plutôt car il avait déjà eu deux ou trois occasions mais justement ce n'étaient pas du neuf même pas des Occasions du Lion... Elle était belle, marrante et venait souvent le voir à bord de son cheval qu'elle adorait, elle était pratiquement aussi aisé financièrement que lui et possédait donc une maison en conséquence avec une chèvre des dizaines de canards, poules, oies et autres pintades. Ils vécurent heureux mais n'eurent pas d'enfants (et je ne peux même pas dire enfin je crois parce qu'ils n'étaient jamais passé à l'acte elle trouvait qu'ils étaient trop jeune...). Mais cet été la, la distance faisant et puis à la rentrée il serait séparé donc ils se quittèrent comme ils s'étaient croisés et bien qu'à cet âge on ne sait pas vraiment ce que c'est aimer, la séparation lui vide un vide vite comblé par les vacances chez ses grands-parents...